Mémoires de Master 2 soutenus à la Faculté Jean Monnet

Développement agricole durable : la sécurité alimentaire pour le développement
Année universitaire : 2018-19

  • Auteur : Koura Edwige Sekongo
  • Directeur : Jean-Paul Maréchal

Perception paysanne et analyse de la rentabilité financière des exploitations agroécologiques dans la région de Diourbel au Sénégal  

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  • Résumé :

    Le Sénégal fait partie des pays en développement, victime de l’insécurité alimentaire et de la baisse de la fertilité des sols. Depuis l’époque coloniale, le développement agricole du pays a été basé sur la monoculture intensive de l’arachide, qui s’est traduit par une dégradation continue des terres fertiles et de la dépendance des producteurs vis-à-vis des intrants de synthèse. Bon nombre d’ONGs et structures, y promeuvent l’adoption des techniques agroécologique comme alternative au développement agricole durable et de la sécurité alimentaire. Le but de ce travail est d’analyser la perception des producteurs ayant adopté ces technologies, afin de permettre une meilleure transition agroécologique dans la sous-région. L’étude s’est donc proposée comme objectif, de contribuer à l’amélioration des connaissances sur l’impact des techniques utilisée en agroécologie sur la gestion durable des sols et la sécurité alimentaire.

    Pour mieux appréhender cela, une enquête a été réalisée auprès de quatre-vingts (80) personnes dans la région de Diourbel. Les résultats de l’étude montrent que la régénération naturelle assistée (RNA) et la boue d’épuration sont les techniques les moins connues, pour respectivement 12% ; 2,5% des enquêtés. Ils montrent également que toutes les technologies agroécologiques permettent aux producteurs d’atteindre leur objectif d’augmentation de la production et de restauration du sol. Mais, la fumure organique, le compostage et la boue d’épuration sont ceux qui sont perçus par respectivement 75% ; 85,5% ; 50% des producteurs comme ayant une forte capacité d’augmentation de la production. Contrairement à l’agriculture conventionnelle, la pratique de l’agroécologie permet aux producteurs d’économiser respectivement 41,12% ; 65% ; 83,33%, du coût de production pour les cultures de mil, d’arachide et de niébé. En termes de revenus, l’agroécologie a permis d’avoir une augmentation de revenus de respectivement 111,53% ; 113,79% ; 103,56% pour les cultures du mil, d’arachide et du niébé.
     

  • Langue du texte : Français
  • Mots-clés : Perception paysanne, agroécologie, technologie agroécologique, rentabilité financière, Sénégal
  • Domaine(s) :
    • Développement durable
    • Sécurité alimentaire
    • Coopération et aide au développement
    • Politiques projets
  • Nombre de pages : 68